Les vibrations de la route sous les pneus, le ronronnement du moteur, le vent dans votre visage : il n’y a rien de tel que de monter sur une moto et de filer vers l’horizon. Les motos ont une histoire riche et passionnante, remplies d’évolution et d’innovation. Parmi leurs nombreux accessoires et modifications, il en est un qui est devenu emblématique : la sissy bar. Un nom intriguant pour un équipement dont l’histoire est intimement liée à la culture des motards. Alors, accrochez-vous bien, nous vous emmenons faire un tour à travers l’histoire des sissy bars.
Des débuts modestes
Les sissy bars, ces barres d’appui verticales installées à l’arrière de la moto, ont fait leur apparition dans les années 60 et 70, en pleine époque de contre-culture et de liberté. Le terme « sissy bar » est, en fait, une déformation du mot « sister bar », qui signifie « barre pour la soeur ». L’idée originale était de fournir un support pour le passager arrière, souvent une copine ou une soeur.
Le film culte « Easy Rider », avec Peter Fonda et Jack Nicholson, a grandement contribué à populariser la sissy bar. Le Harley Davidson chopper de Fonda, avec sa sissy bar sculptée en forme de croix, est devenu une icône du cinéma et de la culture biker.
Une évolution constante
Au fil des années, les sissy bars ont évolué, passant d’un simple support à un accessoire de mode à part entière. Les motards ont commencé à personnaliser leurs sissy bars, en y ajoutant des logos, des dessins ou des ornements.
Certains modèles, comme le Honda Black Pearl, sont équipés d’une sissy bar intégrée, avec un design élégant et moderne. D’autres, comme le Enfield, préfèrent une approche plus traditionnelle, avec une sissy bar classique en acier chromé.
La popularité des choppers et des motos de type Thunder a également joué un rôle dans l’évolution des sissy bars. Avec leur réservoir de plusieurs litres et leur boîte de vitesses démesurée, ces motos sont des bêtes de route qui nécessitent un soutien supplémentaire pour le passager arrière.
L’ère moderne des sissy bars
Aujourd’hui, la sissy bar n’est plus seulement un accessoire pratique, elle est devenue un élément clé du design et du style d’une moto. Les fabricants, comme Thunder inc. ou Berrichon Friend, proposent une large gamme de sissy bars, allant de modèles simples et minimalistes à des versions ornées et personnalisées.
Le film « Rolling Thunder », avec son casting de stars dont Hervé Your et Tim Chambers, a remis la sissy bar sur le devant de la scène. Les motos du film, avec leurs sissy bars surdimensionnées, ont inspiré une nouvelle génération de riders.
L’avenir des sissy bars
Alors, quel est l’avenir des sissy bars ? Il est difficile de le prédire avec certitude. Mais une chose est sûre : tant que les motos seront sur les routes, les sissy bars seront là.
Elles continueront d’évoluer, de s’adapter aux nouvelles tendances et aux nouvelles technologies. Elles pourront devenir plus confortables, plus sécurisées, plus personnalisables. Mais, au fond, elles conserveront toujours leur essence : un lien indéfectible avec la culture des motards, un symbole de liberté et d’indépendance sur la route.
Il faut rester à l’affût pour voir quelle sera la prochaine grande innovation en matière de sissy bars. Mais une chose est sûre, elles resteront un élément indissociable de la culture moto, un symbole de liberté et d’indépendance. Alors, la prochaine fois que vous monterez sur votre moto, prenez un moment pour apprécier votre sissy bar. C’est un morceau d’histoire, un témoin de l’évolution constante de la moto et du désir de liberté des motards.
Installation, homologation et matériaux : conseils pratiques
Au-delà de l’esthétique, la pose d’une sissy bar implique des questions techniques souvent négligées par les passionnés : points de fixation, couple de serrage, taraudage des supports et compatibilité avec le cadre. Selon l’usage — citadin ou grand tourisme — il convient de privilégier des solutions résistantes à la fatigue et à la corrosion, comme l’acier inoxydable, les alliages légers ou même des composants en fibre de carbone pour alléger l’ensemble. Les procédés de fabrication (soudure TIG, rivetage, usinage) influencent la durabilité ; une finition en thermolaquage ou protection contre les agressions extérieures améliore la tenue dans le temps. N’oubliez pas les éléments anti‑vibratoires (silentblocs, rondelles élastomères) pour limiter la transmission des vibrations et préserver la visserie. Enfin, la conformité aux exigences locales et l’homologation peuvent imposer des limites de charge et des règles de fixation : vérifiez toujours que la modification respecte les normes et l’intégrité du cadre.
Pour un usage quotidien, pensez à l’ergonomie et à l’intégration avec la bagagerie : un bon appui lombaire, un coussin amovible et des points d’ancrage pour sangles améliorent le confort et la sécurité. Les systèmes modulaires facilitent le démontage pour le transport ou la maintenance et permettent d’ajuster la charge utile sans compromettre la géométrie de la machine. En matière d’entretien, un contrôle visuel régulier des soudures, un resserrage des fixations et un traitement anti‑corrosion prolongent la durée de vie. Si vous voulez approfondir les aspects techniques et comparer différentes solutions, consultez ce dossier pratique à lire sur Clic Auto — une ressource utile pour choisir la configuration adaptée à votre conduite et à votre moto. Ergonomie, sécurité et fixation restent les critères essentiels lors du choix d’une sissy bar.


Découvrez le monde fascinant des véhicules à roues avec Ct Automobiles. Votre guide pour prendre la route, il est le fruit d’un travail collaboratif entre experts et passionnés.