La question des feux de recul obligatoire en Suisse se règle dans l’ordonnance concernant les exigences techniques requises pour les véhicules routiers (OETV, RS 741.41), qui traite l’éclairage séparément pour chaque catégorie de véhicule. Le feu de marche arrière relève aussi de la réglementation internationale CEE-ONU, dont le règlement no 23 couvre les feux de marche arrière et de manœuvre. La réponse dépend donc de la catégorie du véhicule et de sa date de mise en circulation.
Le feu de recul est-il obligatoire en Suisse ?
L’OETV ne contient pas un article unique sur le sujet. Elle range les exigences d’éclairage par catégorie dans des chapitres distincts : voitures automobiles, motocycles et remorques ont chacun leur chapitre « Éclairage ».
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Pour savoir si un véhicule précis doit en être équipé, il faut donc lire le chapitre de sa catégorie dans la version de l’ordonnance en vigueur, disponible sur Fedlex. Le texte renvoie en outre à des règlements CEE-ONU, dont le no 23 pour les feux de marche arrière.
Un véhicule d’occasion importé ou ancien suit les règles applicables à sa première mise en circulation, ce qui explique que deux voitures du même modèle ne soient pas toujours équipées de la même façon. La sécurité routière en marche arrière reste pourtant la même : un feu blanc signale aux autres usagers la manœuvre.
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Combien de feux de recul et de quelle couleur
Le feu de marche arrière est un feu blanc, qui s’allume uniquement lorsque la marche arrière est enclenchée. Il sert à éclairer la zone derrière le véhicule et à avertir les piétons et les autres conducteurs.
Beaucoup de voitures n’en ont qu’un seul, côté gauche ou côté droit, d’autres en ont deux. Un nombre unique n’est pas un défaut en soi : il dépend de la construction du véhicule et de la façon dont il a été homologué.

Le feu ne doit pas éblouir : un montage soigné, une ampoule adaptée au culot et un verre propre garantissent un faisceau correct. Une couleur autre que le blanc, par exemple un feu rouge ou orange utilisé en feu de recul, ne convient pas.
Ce que contrôle l’expertise du service des automobiles
L’expertise périodique vérifie l’état général de l’éclairage du véhicule. Un feu de recul qui ne s’allume plus peut figurer parmi les défauts relevés, et le détail du traitement (simple remarque ou remise en état exigée) dépend de l’autorité cantonale et de la catégorie du véhicule.
Le plus sûr est de contrôler soi-même les feux avant le rendez-vous. Les échéances du contrôle technique donnent le calendrier des visites à prévoir.

En France, le contrôle technique vérifie aussi les feux, et un défaut d’éclairage fait partie des points relevés. La procédure y est différente de l’expertise suisse, et les deux ne se recoupent pas. Un véhicule contrôlé d’un côté de la frontière doit être revérifié de l’autre.
Motos, remorques et véhicules anciens : les exceptions
L’OETV traite les motocycles et les remorques dans des chapitres propres. Les exigences d’éclairage d’une moto ne sont donc pas celles d’une voiture, et une remorque n’a pas à reproduire l’équipement du véhicule tracteur.
Un véhicule ancien est jugé selon les règles de son époque. Avant tout rééquipement, la bonne démarche est de s’adresser à l’autorité cantonale compétente. Pour les autres obligations du conducteur, la page sur la vignette obligatoire complète le tableau.
En France et en Belgique, une règle lue autrement
Le Code de la route français traite les feux de marche arrière dans ses dispositions sur l’éclairage et la signalisation des véhicules. En Belgique, la règle vient du règlement technique des véhicules. Dans les trois pays, le feu est blanc et ne sert qu’à la manœuvre.
Pour un frontalier ou un importateur, il faut vérifier le pays d’immatriculation et la date de première mise en circulation, puis comparer avec l’OETV.
Feu de recul qui ne s’allume plus : causes et vérification
Quand le feu ne s’allume plus, la panne vient le plus souvent de l’un de ces éléments :
- l’ampoule grillée, la cause la plus courante et la plus simple à remplacer ;
- le contacteur de marche arrière, monté sur la boîte de vitesses, qui commande l’allumage ;
- un fusible ou un connecteur oxydé sur le faisceau du feu arrière.
Pour tester, enclenchez la marche arrière moteur arrêté et contact mis, puis regardez la lueur sur un mur ou demandez à une autre personne de vérifier. Pour le choix de l’ampoule, mieux vaut suivre le type d’origine indiqué dans le carnet d’entretien ; le guide sur les ampoules LED anti-erreur détaille les montages compatibles.
Un feu de recul en état fait partie des vérifications rapides avant une expertise. Un contacteur ou une ampoule se remplacent en général sans démontage lourd.

